Le Professeur Ashraf Henijal, président de l’Université de Suez, a joué un rôle déterminant dans la victoire de l’Égypte et le renouvellement, à l’unanimité, de sa présidence du Conseil d’administration des Centres d’excellence de l’Union africaine.
Par sa participation active aux précédentes réunions tenues à Addis-Abeba, il a incarné l’engagement constant de l’Égypte en faveur de la coopération continentale et a contribué à l’adoption d’une approche professionnelle dans la gestion de ce dossier stratégique.
Son implication directe dans l’élaboration des stratégies de gouvernance et de durabilité, ainsi que son soutien aux gouvernements africains face aux défis du changement climatique, ont largement contribué à renforcer la position de l’Égypte dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.
Cette nouvelle réélection témoigne de la confiance renouvelée des pays africains dans le leadership égyptien et confirme la poursuite du rôle de premier plan joué par l’Université de Suez sur les scènes africaine et internationale.
Le site officiel de l’Union africaine a publié un rapport sur ce sujet. Vous pouvez consulter le texte complet via le lien suivant : https://www.au-ibar.org/.../aun-cefaab-advances-practical.
Le rapport souligne que le réseau de l’Union africaine des centres d’excellence en matière de pêche, d’aquaculture et de biodiversité aquatique (AUN-CEFAAB) encourage des solutions concrètes pour soutenir le secteur de la pêche et promouvoir l’économie bleue à l’échelle du continent africain.
Le Réseau de l’Union africaine des centres d’excellence pour la pêche, l’aquaculture et la biodiversité aquatique (AUN-CEFAAB) a tenu sa quatrième réunion en présentiel à Mombasa, au Kenya, les 27 et 28 mai 2026, dans le cadre du projet « Gouvernance responsable des pêches » (FishGov2) et du projet « Préservation de la biodiversité aquatique dans l’économie bleue africaine ».
Ces deux initiatives sont mises en œuvre par le Bureau africain des ressources animales de l’Union africaine (AU-IBAR), avec l’appui respectif de l’Union européenne et de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida).
La réunion a rassemblé les centres d'excellence agréés par l'Union africaine, ainsi que des représentants du Bureau africain des ressources animales (AU-IBAR), l'Agence de développement de l'Union africaine – NEPAD (AUDA-NEPAD) et des partenaires de développement, dans le but d'examiner les progrès accomplis, de renforcer les mécanismes de coordination et de convenir de mesures stratégiques contribuant à améliorer l'efficacité du réseau et à garantir sa viabilité à long terme.
Ce réseau a été créé dans le but d’unifier les efforts des universités africaines, des instituts de recherche et des centres techniques actifs dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture et de la biodiversité aquatique. Son objectif principal est d’assurer une articulation efficace entre les expertises scientifiques et techniques disponibles sur le continent africain et de les mettre à profit pour soutenir l’élaboration des politiques publiques, renforcer les capacités et proposer des solutions concrètes aux États membres de l’Union africaine.
Lors de la séance inaugurale, Mme Hélène Guibama, prenant la parole au nom de Mme Hiam Saleh, directrice du Bureau africain des ressources animales (AU-IBAR), a souligné qu’« l’Afrique dispose d’un large éventail d’expertises dans ce secteur, mais ces compétences nécessitent davantage d’organisation et une mise à profit plus efficace ».
Elle a ajouté :
« La question n’est plus de savoir si l’expertise existe en Afrique : elle existe indéniablement. Le véritable défi réside dans la manière de mieux articuler ces compétences, de renforcer la coopération entre elles et de transformer le savoir en impact concret. C’est de là que découle l’importance de ce réseau. »
Cette réunion s'inscrit dans la continuité d'une série de rencontres précédentes qui se sont tenues au Caire, à Addis-Abeba et à Kampala ; elle marque également une étape importante dans le parcours du réseau, qui passe d'une phase de coordination soutenue par des projets à une phase caractérisée par un leadership institutionnel plus fort et une gestion autonome durable.
Les représentants de l'Agence de développement de l'Union africaine – NEPAD ont souligné l'importance de passer de la phase d'élaboration des politiques et des stratégies à celle de la mise en œuvre concrète, tout en insistant sur la nécessité pour les Centres d'excellence de devenir des partenaires actifs dans le soutien aux États membres et aux institutions régionales pour la mise en œuvre des priorités de l'Union africaine dans les domaines de la pêche, de l'aquaculture et de la biodiversité aquatique.
Dans leur discours, ils ont déclaré :
« L'Afrique n'a pas seulement besoin de politiques et de stratégies, mais aussi, aujourd'hui, d'institutions capables de traduire les cadres continentaux et régionaux en solutions concrètes au service des États membres. »
L'Agence de développement de l'Union africaine (NEPAD) a présenté cinq messages clés pour orienter l'avenir du réseau. Le premier message portait sur la nécessité d'organiser le travail de manière à garantir l'obtention de résultats grâce à des structures de gouvernance claires, des rôles bien définis et un plan d'action réaliste. Le deuxième message portait sur le renforcement de la coordination tout en respectant l'indépendance de chaque centre. Le troisième message soulignait la nécessité pour le réseau de répondre aux besoins réels des États membres et des institutions régionales. Le quatrième message appelait à passer d'une visibilité fondée sur l'accréditation officielle à une visibilité fondée sur la performance et les réalisations. Quant au cinquième message, il a mis l'accent sur l'importance d'assurer la viabilité financière en explorant des sources de financement allant au-delà du soutien lié aux projets.
Le professeur Osama Qadour, président du réseau des centres d'excellence et membre de la Faculté des ressources de poissons de l’Université de Suez (République arabe d'Égypte), a également souligné l'importance de la coopération entre les centres membres, notamment dans les domaines de l'échange d'expertise technique, du soutien à la recherche appliquée, de la promotion du transfert de technologies et du renforcement des capacités humaines à travers le continent africain.
Parmi les principaux résultats attendus de la réunion figure l’adoption d’un cadre opérationnel régissant le fonctionnement du réseau et orientant ses activités futures. Les participants ont également discuté de l’élection d’un bureau exécutif composé d’un président, d’un vice-président, d’un secrétaire général, d’un trésorier et d’un vice-trésorier chargé du programme de travail, afin de renforcer l’appropriation institutionnelle, la responsabilité et la continuité au sein du réseau.
La réunion de Mombasa intervient à un moment où les ressources aquatiques africaines subissent des pressions croissantes en raison du changement climatique, de la surpêche, de la dégradation des habitats naturels et de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, ainsi que de l’augmentation de la demande en poissons et en produits alimentaires aquatiques.
Dans ce contexte, un besoin urgent se fait sentir de disposer d’institutions plus solides, de systèmes de données plus efficaces, de recherches appliquées rigoureuses et d’un appui technique mieux coordonné afin de relever ces défis.
La quatrième réunion physique du réseau AUN-CEFAAB constitue une étape importante vers la consolidation du rôle des centres d'excellence en tant que mécanisme pratique et efficace pour soutenir le programme de l'économie bleue en Afrique. Le succès de ce réseau ne se mesurera pas uniquement aux structures organisationnelles mises en place, mais aussi à la qualité et à l’impact du soutien qu’il apporte aux États membres, aux institutions régionales et aux communautés qui dépendent de la pêche, de l’aquaculture et de la biodiversité aquatique.