Le ministre de l’Enseignement supérieur affirme :
L’Institut mondial pour l’innovation (GInI) a annoncé que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a obtenu la certification « Organisation gouvernementale innovante certifiée » (CGInO) avec une distinction cinq étoiles, la plus haute distinction internationale dans le domaine de la gestion de l’innovation institutionnelle. Ainsi, le ministère égyptien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique devient le premier organisme gouvernemental au monde, spécialisé dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, à recevoir cette certification.
Le Dr. Ayman Ashour, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné que cette accréditation internationale envoyait un message clair, reflétant la maturité du système institutionnel au sein du ministère et sa capacité à adopter l’innovation comme levier de développement durable. Il a précisé que l’obtention de cette prestigieuse reconnaissance mondiale ne marque pas la fin d’un parcours, mais le début d’une phase plus approfondie visant à accélérer la transition vers un modèle institutionnel fondé sur la connaissance et l’innovation. Cela passe par la mise en place d’un système d’apprentissage et d’innovation durable au sein des universités et des centres de recherche, permettant aux chercheurs et aux jeunes de produire des connaissances et de les utiliser pour développer des solutions concrètes au service de la société et de l’État.
Le Dr. Ayman Ashour a souligné que cette réussite couronne la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, de la politique d’innovation durable (2025) et du pacte stratégique pour l’innovation institutionnelle (2025). Elle consolide l’orientation du ministère vers l’établissement d’un système d’innovation institutionnelle durable, favorisant l’excellence et soutenant la transition vers une économie fondée sur la connaissance. Il a également indiqué que le ministère poursuivait son soutien à la planification stratégique fondée sur des données probantes, grâce à une infrastructure numérique avancée pour la gestion des données, ainsi qu’à des systèmes de suivi, d’évaluation et d’indicateurs de performance garantissant la durabilité de l’amélioration et du développement.
Le ministre a souligné que l’innovation n’est pas une activité isolée ni une initiative temporaire, mais un modèle opérationnel gouvernemental intégré, fondé sur des données probantes et guidé par l’investissement dans le capital humain. Ce modèle se traduit par des politiques et des programmes mesurables et applicables. Il a également indiqué que les efforts se poursuivraient au cours de la prochaine phase afin d’approfondir cette approche, en élargissant les partenariats, en renforçant les capacités et en favorisant le transfert de technologies et de connaissances, contribuant ainsi à soutenir la compétitivité du pays et à atteindre les objectifs de la Vision Égypte 2030.
Le ministre a ajouté que cette accréditation constitue une étape stratégique visant à renforcer la compétitivité des établissements universitaires et de recherche sur la scène internationale et à concrétiser la vision nationale de transition vers une économie fondée sur la connaissance, conformément à la Stratégie nationale pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique 2030, lancée en mars 2023 dans le cadre de la Vision Égypte 2030. Il a souligné la coopération étroite et continue avec l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) dans ce domaine, en tant que partenaire clé dans le renforcement des capacités et l’échange d’expériences, à travers des programmes conjoints et des projets stratégiques contribuant à consolider la position de l’Égypte en tant que centre régional pour l’innovation, l’éducation, la recherche et le développement.
Le Dr. Ayman Ashour a souligné que le ministère avait entrepris plusieurs mesures pour obtenir l’accréditation institutionnelle, lesquelles viennent couronner les efforts du ministère en faveur de l’innovation. Parmi ces mesures figurent le lancement de la Stratégie nationale pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, qui a contribué à la transition vers des modèles universitaires de quatrième génération axés sur l’enseignement, la recherche, l’innovation et le service à la communauté. Cette stratégie a également favorisé le développement de l’esprit d’innovation chez les étudiants et les chercheurs à travers des programmes, des activités et des méthodes d’apprentissage interactives, ainsi que l’alignement des programmes universitaires sur les priorités du développement et les besoins évolutifs du marché du travail.
Le ministre a également mentionné le renforcement des alliances régionales entre les universités et les secteurs économiques afin d’assurer une meilleure adéquation avec la réalité du développement, ainsi que la mise en place d’une structure propice à l’innovation à travers la création de centres d’innovation, d’incubateurs et d’accélérateurs universitaires. Il a souligné la consolidation de la coopération multilatérale entre le gouvernement, les universités et le secteur privé pour maximiser l’impact, la création de postes de direction dédiés à l’innovation, et l’élargissement des partenariats internationaux pour renforcer l’échange de connaissances et la recherche appliquée.
Le Dr. Ashour a enfin rappelé le lancement de la Politique nationale pour l’innovation durable, qui a défini le cadre général de l’innovation et mis en place une structure de gouvernance claire. Cette politique vise à mettre en œuvre des programmes et des initiatives de renforcement des capacités pour promouvoir les compétences en matière d’innovation, à encourager la participation aux événements et initiatives, à favoriser l’expérimentation et l’amélioration continue, à appliquer un système d’incitations pour soutenir la participation et stimuler les initiatives innovantes, ainsi qu’à assurer le suivi des performances, la mesure de l’impact et l’évaluation du niveau de maturité en innovation.
Le ministre a ajouté que plusieurs démarches avaient été entreprises pour obtenir l’accréditation institutionnelle, notamment l’organisation d’un atelier sur “l’évaluation de la maturité de l’innovation institutionnelle” visant à renforcer les capacités et à déterminer le niveau actuel de préparation institutionnelle. Le ministère a ensuite soumis une demande d’accréditation au Global Innovation Institute (GInI) afin d’entamer la procédure officielle d’examen, puis s’est préparé à la phase d’évaluation préalable destinée à identifier les écarts par des évaluateurs agréés. Un programme de formation a également été mis en œuvre pour les points de contact des universités, dans le cadre de l’initiative Be Ready, afin de garantir l’harmonisation institutionnelle à l’échelle du système. Le ministère a ensuite obtenu une accréditation préliminaire, incluant la définition des axes d’amélioration ciblés, avant de finaliser et de soumettre le dossier complet aux évaluateurs, après comblement des écarts et renforcement des éléments de préparation, en vue de l’obtention de l’accréditation finale.
Le Dr. Ayman Ashour a indiqué que le dossier de candidature comprenait la présentation du plan du ministère en matière de gestion de l’innovation au niveau institutionnel, ainsi que le suivi des initiatives mises en œuvre dans le cadre d’un plan d’action ambitieux visant à développer les politiques, les activités et les services, afin de consolider l’innovation comme approche de travail institutionnelle au sein du ministère et de ses organismes affiliés. Il a également mis en avant l’initiative présidentielle « Alliance et Développement » comme modèle d’initiatives, d’alliances et de partenariats, ainsi que l’initiative « Sois prêt » (Be Ready) comme exemple d’initiatives à fort impact sociétal.
Le ministre a par ailleurs évoqué une initiative destinée à renforcer l’efficacité de l’utilisation des ressources à travers la création d’universités nationales issues des universités publiques, ainsi que le lancement de projets visant à promouvoir l’excellence numérique, tels que la numérisation des hôpitaux universitaires et la construction de bâtiments d’examens électroniques dans les universités. Il a également mentionné la conclusion d’accords destinés à rapprocher les étudiants du marché du travail, la formation des membres du corps professoral, ainsi que plusieurs initiatives facilitant les procédures administratives, comme le lancement de l’initiative EGAID pour les étudiants internationaux, et des initiatives de durabilité telles que les projets de soins de santé dans les hôpitaux universitaires.
Le ministre a ajouté que l’impact de ces efforts, visant à passer d’un statut de consommateur de connaissances et de sciences à celui d’un pays producteur et exportateur de savoir, avait été mesuré. L’utilisation mondiale des recherches égyptiennes a augmenté grâce à l’accord d’accès libre conclu avec Springer Nature, avec environ 17 288 000 téléchargements d’articles égyptiens publiés dans le cadre de cet accord entre 2022 et 2024. L’Égypte a également contribué à la production scientifique à travers 1 037 revues égyptiennes (481 en arabe et 556 en anglais) et a pris plusieurs mesures concrètes pour lier la recherche scientifique à l’industrie. Parmi celles-ci figurent l’initiative du rallye de voitures électriques à El Alamein International City, organisée en août 2024 en présence et sous les honneurs du Dr Mostafa Madbouly, Premier ministre, ainsi que le suivi du projet V-Tech pour le transfert de technologie aux véhicules à faible vitesse, en coopération avec l’Académie de la recherche scientifique et technologique et la société Metgar Engineering and Trading.
Le ministre a également souligné la diversification des filières de l’enseignement supérieur, incluant les universités publiques, privées, communautaires et technologiques, les succursales d’universités étrangères, les universités opérant sous accords-cadres nationaux et internationaux, ainsi que les instituts spécialisés.
Le Dr. Ayman Ashour a expliqué que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique œuvre actuellement à faire progresser un ensemble de dossiers institutionnels visant à ancrer l’innovation comme un pilier du fonctionnement gouvernemental. Il a précisé que ces dossiers comprennent : le cadre de gouvernance de l’innovation institutionnelle pour les organismes, universités et centres de recherche affiliés ; le modèle institutionnel de gestion des idées et initiatives, ainsi que les mécanismes permettant leur transformation en applications concrètes ; le système de développement des dirigeants et cadres innovants pour renforcer la capacité de prise de décision fondée sur la connaissance ; le cadre national d’innovation ouverte visant à favoriser l’intégration entre l’éducation, la recherche, l’industrie et la société ; le système de transfert et de localisation des technologies et des connaissances, ainsi que la mise en relation des résultats de la recherche scientifique avec les besoins du développement ; enfin, le modèle de soutien et de développement de l’environnement entrepreneurial au sein des universités pour générer des projets à valeur économique et sociale.
Il a souligné que ces initiatives visent à renforcer la capacité des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique à piloter la transformation cognitive et innovante, et à soutenir leur contribution à la réalisation d’un développement national durable.
Pour sa part, le Dr. Wiam Mahmoud, directrice exécutive de l'unité d'innovation institutionnelle, a expliqué que cette certification constituait une étape cruciale pour ancrer l'innovation en tant que pratique institutionnelle systématique au sein du ministère et de ses agences, soulignant que l'innovation institutionnelle était une approche intégrée de la gestion et du développement du travail, fondée sur la réflexion analytique, la prospective, l'amélioration des mécanismes de prise de décision et le développement de solutions durables aux défis. Elle a précisé que cette approche vise à créer un environnement organisationnel flexible qui apprend en permanence, accueille les nouvelles idées et améliore la qualité des services et l'impact sur le développement, renforçant ainsi le rôle du ministère dans le soutien à une économie fondée sur la connaissance et la réalisation d'un développement national durable.
Le Dr Wiam Mahmoud a ajouté que l'unité d'innovation institutionnelle a été créée en tant que mécanisme organisationnel permanent visant à gouverner le système d'innovation au sein du ministère, à renforcer les capacités institutionnelles à développer des idées et des initiatives et à les transformer en applications pratiques ayant un impact concret sur le développement, en plus de soutenir la coopération entre les universités, les organismes nationaux, le secteur privé et la société, afin de garantir l'intégration des cycles de connaissance, de production et d'application.
Il convient de noter que le Dr Ayman Ashour avait annoncé lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, qui s'est tenue mercredi dernier sous la présidence du Dr Mostafa Madbouly, que le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait obtenu l'accréditation institutionnelle pour l'innovation de l'Institut mondial pour l'innovation (Global Innovation Institute - GInI), le ministère ayant obtenu la classification « organisation gouvernementale innovante accréditée » avec une note de cinq étoiles, selon les résultats de l'évaluation qui a porté sur le système d'innovation institutionnelle du ministère en termes de gouvernance, de développement des capacités, de gestion des idées, de stimulation de la participation et d'innovation ouverte.
Il convient de noter que le Global Innovation Institute (Ginl) est un organisme d'accréditation international indépendant basé aux États-Unis, qui fait partie des références mondialement reconnues pour l'accréditation des personnes et des institutions dans les domaines de l'innovation et de la gestion de l'innovation institutionnelle. La certification « Institution gouvernementale innovante accréditée » est une reconnaissance des institutions qui atteignent les plus hauts standards de performance en matière d'innovation. Les certifications Ginl sont officiellement reconnues dans plus de 160 pays à travers le monde.