Université de Suez
Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue et de réduction des risques liés à la consommation et à la dépendance, lancée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le directeur du Fonds de lutte contre la dépendance et le président de l’Université de Suez ont signé un protocole de coopération pour inaugurer, pour la première fois dans la province, une nouvelle antenne de la ligne téléphonique d’urgence du Fonds, destinée à offrir gratuitement des services de traitement aux patients dépendants.
sam.. 04 oct., 2025
  • Le directeur du Fonds de lutte contre la toxicomanie et le président de l'université de Suez ont signé un protocole de coopération en vue de l'ouverture d'une nouvelle antenne de la ligne d'assistance téléphonique du Fonds – une première dans le gouvernorat – afin d'offrir un traitement gratuit aux personnes souffrant de dépendance.
  • Dr. Amr Othman a déclaré que cette antenne vise à fournir des services à environ 3 000 patients par an, originaires du gouvernorat de Suez et des régions voisines, en collaboration avec la faculté de médecine.
  • Des tests de dépistage des hépatites virales B et C, ainsi que du VIH, seront proposés aux patients exposés à un risque d'infection, notamment les consommateurs de drogues par injection.

Déclaration émise par le Fonds de lutte contre la toxicomanie et l’abus de substances psychoactives :

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les stupéfiants et de réduction des risques liés à la consommation et à la dépendance, lancée sous l’égide de Son Excellence le Président de la République et appliquée en collaboration avec les ministères et les organismes concernés,
le Dr. Amr Othman, directeur du Fonds de lutte contre la toxicomanie et l’abus de substances psychoactives, a signé un protocole de coopération avec le Dr. Ashraf Henijal, président de l’Université de Suez. Cet accord vise à ouvrir une nouvelle antenne de la ligne d’assistance téléphonique du Fonds (n° 16023), ainsi qu’à lancer, pour la première fois dans le gouvernorat de Suez, des cliniques médicales spécialisées au sein de la faculté de médecine de l’Université de Suez, afin de fournir des services de traitement aux patients souffrant de dépendance. La cérémonie de signature s’est tenue en présence du Dr. Mostafa Refaat, secrétaire général du Conseil supérieur des universités, de M. Medhat Wahba, conseiller médiatique et porte-parole officiel du Fonds, du Dr. Ahmed Al-Katami, directeur général des programmes thérapeutiques, du Dr. Ibrahim Askar, directeur général des programmes de prévention, ainsi que de la Dr.Doaa Mohamed Al-Sayed, doyenne de la faculté de médecine de l’Université de Suez.

Le protocole de coopération vise à fournir gratuitement l’ensemble des services thérapeutiques de traitement aux patients ayant recours à la ligne d’assistance téléphonique du Fonds de lutte contre la toxicomanie (16023), et ce conformément aux normes internationales. Les cliniques mises en place ont pour objectif de prendre en charge près de 3 000 patients dépendants par an, issus du gouvernorat de Suez et des gouvernorats voisins. Elles permettront également aux patients d’accéder à des tests de dépistage des virus infectieux, notamment les hépatites B et C ainsi que le VIH, destinés aux groupes à haut risque tels que les consommateurs de drogues injectables, ou selon l’évaluation du médecin spécialiste. Des analyses de la fonction hépatique seront également proposées dans le cadre du suivi médical. Par ailleurs, des sessions de formation et de perfectionnement seront organisées à l’intention des psychiatres et psychologues spécialisés dans le traitement de la dépendance à la faculté de médecine de l’université de Suez. Ces formations comprendront des modules théoriques et pédagogiques, ainsi qu’une formation pratique sur les méthodes de lutte contre la toxicomanie et les approches thérapeutiques, conformément aux programmes de formation validés entre le Fonds et l’université. En complément, un Centre de bénévolat sera mis à disposition du Fonds de lutte contre la toxicomanie au sein du campus, afin d’y organiser diverses activités et programmes de sensibilisation à destination des étudiants. L’objectif est de renforcer la conscience des jeunes face aux dangers de la consommation et de la dépendance aux substances stupéfiantes, de répondre à leurs interrogations sur ces problématiques, et de présenter les modalités de fonctionnement de la ligne d’assistance téléphonique 16023, permettant à tout patient dépendant de bénéficier de services de traitement gratuits et totalement confidentiels.

Le Dr. Amr Othman, directeur du Fonds de lutte contre la toxicomanie et l’abus de substances psychoactives, a déclaré que l’un des axes fondamentaux de la stratégie nationale de lutte contre les drogues et de réduction des risques liés à la consommation et à la dépendance, lancée sous l’égide de Son Excellence le Président de la République et mise en œuvre en coordination avec les ministères et organismes compétents, consiste à rendre accessibles les services de traitement et de réadaptation dans l’ensemble des provinces du pays. Dans ce cadre, et conformément au protocole de coopération signé avec l’Université de Suez , le gouvernorat faisant partie des zones jusqu’alors non couvertes par ces services, tous les soins seront dispensés gratuitement et en toute confidentialité aux personnes souffrant de dépendance. Ainsi, le nombre de gouvernorats bénéficiant de centres et de cliniques spécialisés dans le traitement de la toxicomanie atteint désormais 20, avec 35 centres thérapeutiques affiliés au Fonds ou opérant en partenariat avec la ligne d’assistance téléphonique 16023, qui continuent à fournir des services de traitement de manière encadrée et professionnelle.

Le Dr. Amr Othman a souligné l’importance que le Fonds de lutte contre la toxicomanie accorde à la mise en œuvre de son programme de réadaptation au sein des centres Al-Azima, une fois le traitement médical des personnes dépendantes terminé. Ce programme repose sur l’organisation de séances thérapeutiques structurées pendant la période de réadaptation, afin de transmettre aux patients un socle de connaissances et d’expériences thérapeutiques essentielles pour les accompagner dans leur processus de rétablissement. Il met l’accent sur plusieurs axes clés : la culture du rétablissement, le changement personnel, le développement des compétences nécessaires pour vivre de manière saine et sans drogues. En parallèle, une série de services et d’activités complémentaires est proposée dans le cadre d’une prise en charge communautaire continue, adaptée aux besoins spécifiques de chaque patient. Ces services incluent notamment :la réadaptation psychologique, le suivi post-thérapeutique et la prévention des rechutes, la réinsertion professionnelle et sociale, ainsi que la réintégration dans la communauté.

Le Dr. Amr Othman a expliqué que le programme de réadaptation mis en œuvre dans les centres Al-Azima, affiliés au Fonds de lutte contre la toxicomanie, repose sur l’intégration de plusieurs volets complémentaires de prise en charge. Ce programme comprend notamment :la réadaptation psychologique, la thérapie cognitivo-comportementale, un programme de prévention des rechutes, la réadaptation professionnelle à travers la thérapie par le travail, la réadaptation physique via la thérapie par le sport,
ainsi que des activités récréatives quotidiennes. Le volet d'intégration sociale est également renforcé par l’octroi de microcrédits destinés à financer les projets des personnes en voie de rétablissement, dans le cadre de l’initiative d’autonomisation économique, menée en partenariat avec la Banque Nasser Sociale. Ce dispositif global vise à offrir des services post-traitement gratuits et à favoriser une réinsertion sociale durable des personnes ayant surmonté leur dépendance.